Un pique-nique au bord d’un volcan : un rêve

I’m walking up a high hill with a group of friends, all of us carrying baskets. When the path spirals round to the top, I can see that the hill is a volcano, but it’s an inactive one, its crater a gentle dip soft with grass. More people are coming up the path and joining those already spreading blankets and tablecloths on the ground along the rim of the crater.
Je gravis une haute colline avec un groupe d’amis, et nous portons tous des paniers. Lorsque le sentier serpente jusqu’au sommet, je constate que la colline est un volcan, mais inactif : son cratère forme un léger creux recouvert d’herbe. D’autres personnes remontent le sentier et rejoignent celles qui sont déjà en train d’étaler des couvertures et des nappes sur le sol, le long du bord du cratère.
It’s my job to feed them all. There is a huge cauldron filled with something warm. I supervise some women friends who are ladling the soup (or stew?) into smaller cauldrons, which we then take around the circle to fill each of the picnickers’ bowls.
C’est à moi de les nourrir tous. Il y a un immense chaudron rempli d’un plat chaud. Je supervise quelques amies qui servent la soupe (ou le ragoût ?) à la louche dans des chaudrons plus petits, que nous faisons ensuite circuler pour remplir les bols de chacun des pique-niqueurs.
The mood is benign, cheerful, almost ebullient, though we’re all aware that it’s a volcano we’re sitting around.
L’ambiance est sereine, joyeuse, presque exubérante, même si nous sommes tous conscients que nous sommes assis au pied d’un volcan.
When I wake up, the sky is yellow gray with smoke from the wildfires all over southern Europe, savage wildfires as close as an hour’s drive from our little haven on a hill, Cordes-sur-Ciel. Tom is coughing. We barely glance at the news—it’s too apocalyptic.
À mon réveil, le ciel est d’un gris jaunâtre, chargé de la fumée des incendies qui ravagent tout le sud de l’Europe, des incendies dévastateurs qui font rage à peine à une heure de route de notre petit havre de paix perché sur une colline, à Cordes-sur-Ciel. Tom tousse. Nous jetons à peine un coup d’œil aux informations : c’est trop apocalyptique.

The waking world is falling into chaos. It’s fortunate that the fire nearest our place is contained, but the sister of a friend’s family has been evacuated from a much worse fire a four hour drive from here. Climate change is everywhere, we are in our sixth week of relentless heat, the wars in the Middle East and in Ukraine continue, and there are more earthquakes and erupting volcanoes along the Ring of Fire every day. Not to mention the political situation.
Le monde réel sombre dans le chaos. Heureusement, l’incendie le plus proche de chez nous est maîtrisé, mais la sœur d’un ami a dû être évacuée en raison d’un incendie bien plus grave, à quatre heures de route d’ici. Le changement climatique est omniprésent : nous en sommes à notre sixième semaine de chaleur accablante, les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine se poursuivent, et les tremblements de terre et les éruptions volcaniques se multiplient chaque jour le long de la Ceinture de feu. Sans parler de la situation politique.
Yet Tom and I just returned from a few idyllic days in Amsterdam with family. The skies were blue and temperatures were well below the searing ones we’re enduring here.
Pourtant, Tom et moi venons tout juste de rentrer d’un séjour idyllique de quelques jours à Amsterdam en famille. Le ciel était bleu et les températures bien inférieures à celles, caniculaires, que nous subissons ici.

We were indeed picnicking on the rim of the volcano.
Nous étions effectivement en train de pique-niquer au bord du cratère du volcan.
The geometry of the dream bears further examination. There is the hill, the same one I’ve been climbing in my dreams for as long as I can remember. (I write about the series in another blog Spiral dream: Redemption, written a few years ago). At the top of the hill, there is a round indentation, grassy, but similar in form to the spring at the center of the women in white I saw the vision which I describe in the blog called A Drop of Love, and like the spring, it is surrounded by people. In the vision, the other women and I are meditating while a battle goes on around us. In this dream, both men and women are sitting on the volcano’s rim, and the battle going on around us isn’t evident, though it’s glaring in the waking world.
La géométrie de ce rêve mérite d’être examinée de plus près. Il y a cette colline, celle-là même que je gravis dans mes rêves depuis aussi longtemps que je me souvienne. (J’ai évoqué cette série dans un autre blog intitulé « Spiral Dream: Redemption », rédigé il y a quelques années). Au sommet de la colline, il y a un creux arrondi, recouvert d’herbe, mais dont la forme rappelle celle de la source au centre des femmes en blanc que j’ai vues dans la vision que je décris dans le blog intitulé « Une goutte d’amour » ; et tout comme la source, ce creux est entouré de gens. Dans cette vision, les autres femmes et moi-même méditons tandis qu’une bataille fait rage autour de nous. Dans ce rêve, hommes et femmes sont assis sur le bord du volcan, et la bataille qui fait rage autour de nous n’est pas évidente, bien qu’elle soit flagrante dans le monde éveillé.
Symbols of the Feminine abound: the crater, the cauldrons, the bowls. We women are providing nourishment to the community.
Les symboles du féminin abondent : le cratère, les chaudrons, les bols. Nous, les femmes, nourrissons la communauté.
If the message of the vision, which I refer to fondly as “my dickhead vision,” is that women need to hold the center during period of chaos by remaining calm and focused on the deeper world, the message of this dream is that we also need to be of service by providing sustenance.
Si le message de cette vision, que j’appelle affectueusement « ma vision de con », est que les femmes doivent garder leur équilibre en période de chaos en restant calmes et concentrées sur le monde intérieur, le message de ce rêve est quant à lui que nous devons également nous mettre au service des autres en leur apportant le réconfort nécessaire.
That volcano doesn’t look like it’s about to erupt in my personal dream world, but I’d be a fool to think it’s just a hill.
Dans l’univers onirique qui m’est propre, ce volcan ne semble pas sur le point d’entrer en éruption, mais je serais bien bête de croire qu’il ne s’agit que d’une simple colline.
Get your cauldrons ready, my women friends. There will be work to do.
Préparez vos chaudrons, mes amies. Il y aura du travail à faire.



















































